Cayola Consulting Patrimoine — Gestion de patrimoine Nantes | Audit fiscal gratuit
Cabinet indépendant — Membre CNCGP

Votre patrimoine mérite une stratégie à la hauteur de votre projet de vie

Conseil patrimonial indépendant pour dirigeants, cadres supérieurs, sportifs de haut niveau et professions libérales. Audit fiscal gratuit de votre déclaration de revenus.

🛡️ CIF — COA — ORIAS 19007054 📋 Membre CNCGP — Agréé AMF 🤝 Cabinet indépendant — Honoraires transparents

Un accompagnement conçu pour les patrimoines qui comptent

Nous accompagnons exclusivement les particuliers dont le patrimoine dépasse 500 000 €, avec les exigences de réactivité, de confidentialité et de technicité que cette responsabilité impose.

🏢

Dirigeants d'entreprise

Stratégie de rémunération, holding, cession, transmission — chaque étape de votre vie d'entrepreneur appelle une ingénierie patrimoniale adaptée.

📊

Cadres supérieurs

Stock-options, RSU, expatriation, optimisation de votre épargne salariale — nous structurons votre patrimoine autour de votre carrière.

⚽

Sportifs de haut niveau

Carrière courte, revenus concentrés — votre patrimoine doit être structuré tôt pour préparer l'après et protéger vos proches.

⚖️

Professions libérales

Médecins, avocats, architectes — nous articulons votre exercice professionnel et votre patrimoine personnel dans une vision globale.

La technique au service de vos objectifs

Chaque recommandation s'appuie sur une analyse rigoureuse de votre situation fiscale, juridique, sociale et financière.

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Audit fiscal

Analyse approfondie de votre déclaration de revenus et avis d'imposition. Identification des leviers d'optimisation, corrections et régularisations.

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Ingénierie patrimoniale

Structuration via SCI, holding, démembrement. Accompagnement et optimisation aux déclarations IR & IFI, revenus fonciers, comptes courants d'associés.

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Transmission et cession

Anticipation de la cession d'entreprise, donation-partage, pacte Dutreil, assurance-vie en architecture ouverte.

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Protection sociale et retraite

Étude de retraite complète, accompagnement à la liquidation, prévoyance, retraite Madelin, PER, épargne salariale PEE/PERECO. Audit des cotisations sociales TNS.

📈

Allocation d'actifs

Sélection de supports en architecture ouverte. Immobilier, SCPI, fonds euros, unités de compte, private equity.

🌍

Fiscalité internationale

Double imposition, revenus de source étrangère, expatriation et impatriation. Conventions fiscales bilatérales.

Lionel Suignard — Expert Consultant Patrimonial et Family Officer, Cayola Consulting Patrimoine Nantes

Lionel Suignard

Expert Consultant Patrimonial — Family Officer

Titulaire d'un Master 2 Gestion de Patrimoine (IAE Lyon) et du Diplôme d'Études Supérieures Comptables et Financières, fort de plus de 20 ans d'expérience en expertise comptable et en gestion de patrimoine privé, Lionel Suignard a construit une expertise rare à la croisée de la technique fiscale, de l'ingénierie patrimoniale et de l'accompagnement humain.

Ancien chef de mission en cabinet d'expertise comptable, il a accompagné pendant des années des dirigeants, des professions libérales et des cadres supérieurs dans la structuration et l'optimisation de leur patrimoine. Cette double compétence — comptable et patrimoniale — lui permet d'appréhender chaque situation dans sa globalité, là où d'autres n'en voient qu'une facette.

Conseiller en Gestion de Patrimoine Indépendant, il exerce en totale indépendance : aucun lien capitalistique avec un établissement financier, aucune obligation de placement maison. Ses recommandations sont guidées par votre intérêt, et rien d'autre.

Il intervient sur l'ensemble du spectre patrimonial : fiscalité des revenus et de la fortune immobilière IFI, structuration via SCI et holdings, transmission d'entreprise, protection sociale du dirigeant et préparation à la retraite, allocation d'actifs en architecture ouverte, et problématiques de fiscalité internationale.

CIF — Conseil en Investissement Financier COA — Courtier en Assurance CJA — Compétence Juridique Appropriée Membre CNCGP ORIAS 19007054 Carte CPI Nantes

Des partenaires de confiance

Nous travaillons en étroite collaboration avec des professionnels reconnus pour vous offrir un accompagnement pluridisciplinaire complet.

Altares Partners — Partenaire en gestion de patrimoine

Altares Partners

Pilotage externalisé et accompagnement stratégique des structures libérales de santé.

altares-partners.com →
Ordre des Experts-Comptables — Partenaire Cayola Consulting Patrimoine

Experts-Comptables

Articulation entre stratégie patrimoniale, fiscalité et comptabilité de vos structures.

Chambre des Notaires — Partenaire en ingénierie patrimoniale

Notaires

Transmission, donations, régimes matrimoniaux et structuration immobilière.

Ordre des Avocats — Partenaire juridique Cayola Patrimoine

Avocats

Droit des affaires, droit fiscal, droit de la famille — sécurisation juridique de vos opérations patrimoniales.

Cinq étapes vers la clarté patrimoniale

Un processus structuré, transparent, et entièrement personnalisé.

Audit fiscal gratuit

Nous analysons votre dernière déclaration de revenus et votre avis d'imposition. Vous repartez avec des pistes concrètes, sans engagement.

Découverte patrimoniale offerte

Un entretien approfondi pour comprendre votre situation globale : patrimoine, objectifs de vie, contraintes, horizon de temps. Vous recevez une synthèse personnalisée avec les premières pistes de réflexions patrimoniales.

Stratégie sur-mesure

Nous vous remettons un rapport complet avec nos recommandations chiffrées, hiérarchisées par impact et urgence.

Mise en œuvre

Nous pilotons la mise en place des solutions juridiques et financières retenues : rédaction des actes, souscription des contrats, structuration des véhicules d'investissement.

Suivi continu

Votre espace patrimonial en ligne vous donne une vision temps réel. Nous pilotons les ajustements au fil de votre vie.

Votre audit fiscal gratuit, en 72 heures

Envoyez-nous votre dernière déclaration de revenus et votre avis d'imposition. Nos experts les analysent et vous proposent un premier entretien de découverte.

  • Analyse détaillée de votre situation fiscale
  • Identification des économies d'impôt potentielles
  • Entretien de découverte de 45 minutes
  • Remise d'une synthèse avec premières pistes de réflexions patrimoniales
  • Recommandations concrètes, sans engagement
  • Confidentialité absolue de vos données

Lionel SUIGNARD — 06 83 99 88 72

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Une vision complète de votre patrimoine, accessible à tout moment

Grâce à notre plateforme connectée, vous disposez de votre tableau de bord patrimonial personnalisé à jour qui regroupe l'ensemble de vos actifs et engagements.

  • Vue consolidée de votre patrimoine immobilier, financier et professionnel
  • Suivi en temps réel de vos investissements
  • Documents et rapports accessibles 24h/24
  • Alertes personnalisées sur les échéances fiscales
  • Messagerie sécurisée avec votre conseiller
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Tableau de bord
Immobilier 1 240 000 €
Assurance-vie 380 000 €
PER / Épargne retraite 145 000 €
Valeurs mobilières 290 000 €
Trésorerie 85 000 €
Patrimoine net 2 140 000 €

Bilan patrimonial offert

Renseignez vos informations pour préparer votre entretien de découverte.
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Étape 1/8 — Situation personnelle

1Situation personnelle

Complément état civil
Conjoint / Partenaire

2Activité & Revenus

Protection sociale

3Patrimoine immobilier

Biens immobiliers — Détail par bien

La résidence principale est pré-ajoutée ci-dessous. Ajoutez vos autres biens avec le bouton « + ».

Total immobilier direct0 €
SCPI / OPCI / Immobilier papier?L'immobilier « papier » permet d'investir dans l'immobilier sans acheter un bien en direct. Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) collectent des fonds pour acquérir et gérer un parc immobilier. Les OPCI y ajoutent une part de valeurs mobilières.
Total SCPI / OPCI0 €
SCI (Société Civile Immobilière)?La SCI est une société permettant de détenir et gérer un ou plusieurs biens immobiliers à plusieurs. Elle facilite la gestion et la transmission du patrimoine immobilier.
Total SCI0 €

4Patrimoine financier

Livrets & comptes d'épargne?Épargne liquide mobilisable rapidement : Livret A, LDDS, LEP, livrets bancaires, comptes courants excédentaires.
Total livrets & comptes0 €
Détail assurance-vie (par contrat)
Total assurance-vie0 €
Épargne retraite — Détail par contrat?Les versements sur un PER ou Madelin sont déductibles de votre revenu imposable (dans certaines limites). L'avantage fiscal est proportionnel à votre TMI : plus votre TMI est élevée, plus la déduction est intéressante.
Total épargne retraite0 €
Autres épargnes financières — Détail par compte
Total autres épargnes0 €
Patrimoine professionnel — Détail par actif
Total patrimoine professionnel0 €
Autres actifs — Détail
Total autres actifs0 €

5Endettement

Détail des emprunts
Total capital restant dû0 €
Autres dettes

6Fiscalité

Détail des revenus déclarés
Réductions / Crédits d'impôt en cours

7Protection & Transmission

Donations antérieures (rappel fiscal 15 ans)?Les donations réalisées dans les 15 dernières années sont « rappelées » fiscalement : elles réduisent l'abattement disponible pour une nouvelle donation ou la succession. Ex : abattement parent-enfant de 100 000 € se renouvelle tous les 15 ans.
Prévoyance

8Objectifs & Envoi

Vos objectifs patrimoniaux

📋 Récapitulatif patrimonial global

+
Patrimoine immobilier
Immobilier direct0 €
SCPI / OPCI0 €
SCI0 €
Sous-total immobilier0 €
Patrimoine financier
Épargne disponible (livrets)0 €
Assurance-vie0 €
Épargne retraite0 €
Autres épargnes (PEA, CTO, CC, Crypto)0 €
Patrimoine professionnel0 €
Autres actifs0 €
Sous-total financier0 €
TOTAL ACTIF BRUT 0 €
Endettement
Emprunts (capital restant dû)0 €
Dettes fiscales / sociales0 €
Dettes diverses0 €
Sous-total endettement0 €
PATRIMOINE NET 0 €

Vos données sont sauvegardées localement dans votre navigateur. Elles sont chiffrées et transmises conformément au RGPD. Elles servent exclusivement à préparer votre entretien et alimenter votre espace patrimonial personnel.

Sauvegarde automatique active

Éclairages patrimoniaux

Analyses et stratégies sur les sujets qui comptent pour votre patrimoine.

La transmission du patrimoine est l'un des enjeux les plus structurants de la vie patrimoniale. Mal anticipée, elle peut coûter jusqu'à 45 % en droits de succession en ligne directe — et 60 % pour les tiers. Bien préparée, elle permet de transmettre des montants considérables en franchise totale de droits.

1. Le calendrier des donations : utiliser le temps comme allié

Chaque parent peut donner jusqu'à 100 000 € par enfant tous les 15 ans sans aucun droit. Un couple avec deux enfants peut ainsi transmettre 400 000 € tous les 15 ans en totale franchise. Sur 30 ans, cela représente 800 000 € sans payer un euro d'impôt. À cela s'ajoutent les dons familiaux de sommes d'argent (31 865 € supplémentaires par enfant si le donateur a moins de 80 ans).

La nouveauté 2026 : l'article 790 A bis du CGI permet un don exceptionnel de 100 000 € par donateur (jusqu'à 300 000 € reçus par bénéficiaire) en franchise totale, à condition que les fonds soient affectés à l'acquisition d'un logement neuf ou à des travaux de rénovation énergétique. Ce dispositif prend fin au 31 décembre 2026.

2. Le démembrement de propriété : transmettre à moindre coût

Le démembrement consiste à séparer l'usufruit (le droit d'utiliser et de percevoir les revenus) de la nue-propriété (la propriété du bien). En donnant la nue-propriété de vos biens de votre vivant, vous réduisez l'assiette taxable car la valeur de la nue-propriété est inférieure à celle de la pleine propriété. Le barème fiscal dépend de l'âge du donateur : à 55 ans, la nue-propriété ne vaut que 50 % du bien. À votre décès, l'usufruit s'éteint automatiquement et le nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans droits supplémentaires.

3. La donation-partage : sécuriser et figer les valeurs

La donation-partage présente un avantage décisif : les biens transmis sont évalués au jour de la donation, pas au jour du décès. Contrairement à une donation simple, il n'y a donc aucune réévaluation fiscale. Si vous donnez un bien immobilier à 300 000 € et qu'il en vaut 500 000 € à votre décès, vos héritiers ne seront imposés que sur 300 000 €.

4. Le Pacte Dutreil : transmettre son entreprise avec 75 % d'exonération

Le Pacte Dutreil (article 787 B du CGI) est le dispositif incontournable pour les dirigeants. Il permet une exonération de 75 % de la valeur des parts de l'entreprise lors de la transmission, sous conditions de conservation. Concrètement, une entreprise valorisée 2 millions d'euros ne sera taxée que sur une base de 500 000 €. Combiné avec les abattements en ligne directe, cela peut aboutir à une transmission quasiment en franchise de droits. Les durées d'engagement de conservation ont été ajustées — un accompagnement technique est indispensable pour sécuriser le dispositif.

5. L'assurance-vie : le complément indispensable

Les primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, hors succession. Un couple peut ainsi transmettre 305 000 € par enfant via l'assurance-vie, en plus des abattements classiques de donation. La clause bénéficiaire, souvent négligée, mérite un soin particulier : elle doit être rédigée sur-mesure pour épouser votre stratégie globale.

Notre accompagnement : Cayola Consulting Patrimoine réalise pour vous un audit complet de votre situation successorale, identifie les stratégies adaptées à votre patrimoine et coordonne leur mise en œuvre avec vos notaires et avocats. Demandez votre audit gratuit.

En exercice libéral classique (BNC), l'intégralité de votre bénéfice est soumis à l'impôt sur le revenu et aux cotisations sociales, sans possibilité d'arbitrage. Avec une TMI à 41 % dès 84 578 € et des cotisations sociales de l'ordre de 35 à 45 % du bénéfice, le constat est souvent le même : vous travaillez autant pour l'administration que pour vous.

Le passage en SELARL : le premier levier

La SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) permet de découpler votre rémunération personnelle du résultat de votre activité. Vous vous versez une rémunération de gérant calibrée sur vos besoins, et le bénéfice restant est soumis à l'impôt sur les sociétés à 15 % (jusqu'à 42 500 €) puis 25 %. La différence est significative : un médecin réalisant 150 000 € de bénéfice en BNC peut économiser de l'ordre de 15 000 à 25 000 € par an en passant en SELARL, tout en se constituant une trésorerie d'entreprise.

À noter : la bascule est pertinente à partir de 90 000 à 100 000 € de bénéfice annuel. En dessous, les frais de structure (comptabilité SELARL : 3 000 à 5 000 €/an) annulent les gains.

L'arbitrage rémunération / dividendes

En SELARL, vous pouvez vous verser des dividendes en complément de votre rémunération. Les dividendes inférieurs à 10 % du capital social sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (flat tax), sans cotisations sociales. Au-delà de ce seuil, les cotisations TNS s'appliquent. La stratégie consiste à augmenter le capital social de la SELARL (par incorporation de réserves) pour relever ce seuil de 10 % et maximiser la part de dividendes à flat tax.

L'épargne salariale : un levier méconnu

Même en tant que gérant de SELARL, vous pouvez mettre en place un PEE (Plan d'Épargne Entreprise) et un PERECO (Plan d'Épargne Retraite d'Entreprise Collectif). Les versements sont déductibles du résultat de la société, et les sommes investies sont exonérées de charges sociales et d'impôt sur le revenu (hors CSG/CRDS). C'est un canal supplémentaire pour vous rémunérer à moindre coût fiscal.

La holding (SPFPL) : capitaliser et préparer la transmission

La Société de Participations Financières de Professions Libérales (SPFPL) permet de faire remonter la trésorerie excédentaire de votre SELARL quasi sans impôt grâce au régime mère-fille (exonération à 95 %). Cette trésorerie peut ensuite être réinvestie dans l'immobilier, des placements financiers, ou servir à préparer la transmission de votre cabinet. La SPFPL ajoute une couche de structuration mais son coût doit être mis en regard des montants en jeu.

Point de vigilance 2026

Depuis la décision du Conseil d'État du 8 avril 2025, confirmée par une réponse ministérielle de février 2026, les associés non dirigeants de SEL déclarent leurs revenus en BNC et non plus en traitements et salaires. Cette évolution impacte le calcul des cotisations sociales et doit être intégrée dans toute simulation de passage en société.

Notre accompagnement : nous réalisons une étude comparative BNC/SELARL personnalisée, chiffrée sur la base de vos revenus réels, en intégrant les dimensions fiscale, sociale, patrimoniale et retraite. Demandez votre audit gratuit.

Chaque année, des milliers de contribuables paient plus d'impôt que nécessaire, non par manque de dispositifs, mais par méconnaissance des cases à cocher, des revenus à déclarer séparément, ou des charges déductibles oubliées. Voici les erreurs que nous rencontrons le plus souvent lors de nos audits.

1. Ne pas opter pour les frais réels quand c'est avantageux

L'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels est appliqué par défaut. Mais si vos frais réels dépassent ce montant (longs trajets domicile-travail, double résidence, repas, formation professionnelle…), l'option pour les frais réels peut générer une économie de plusieurs centaines, voire milliers d'euros. Beaucoup de cadres supérieurs y ont intérêt sans le savoir.

2. Mal déclarer les revenus fonciers

Le régime micro-foncier (abattement de 30 %) est simple mais rarement optimal. Le régime réel permet de déduire l'intégralité des charges (intérêts d'emprunt, travaux, assurance, gestion) et de créer un déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an. Passer au réel peut transformer un investissement locatif déficitaire fiscalement en un véritable levier d'optimisation.

3. Oublier les réductions et crédits d'impôt

Dons aux associations, emploi à domicile, frais de garde d'enfants, investissement PME, cotisations syndicales : la liste des réductions et crédits d'impôt est longue. Les oublis les plus fréquents concernent les dons (qui donnent droit à 66 % ou 75 % de réduction selon l'organisme) et les crédits d'impôt pour emploi à domicile (50 % des dépenses).

4. Ne pas déclarer le PER correctement

Les versements sur un Plan d'Épargne Retraite sont déductibles du revenu imposable dans la limite du plafond disponible. Mais ce plafond est cumulable sur 3 ans et reportable. Beaucoup de contribuables ignorent qu'ils disposent d'un stock de plafonds non utilisés, parfois de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Un versement exceptionnel sur votre PER en fin d'année peut ainsi réduire significativement votre impôt.

5. Mal gérer le quotient familial

Rattachement des enfants majeurs, pension alimentaire, demi-parts supplémentaires pour les personnes seules ayant élevé un enfant : les options liées au quotient familial sont souvent mal comprises. Le rattachement d'un enfant majeur n'est pas toujours plus avantageux qu'une pension alimentaire déduite — il faut simuler les deux hypothèses.

6. Ignorer la déclaration des comptes à l'étranger

Tout compte bancaire, contrat d'assurance-vie ou compte de trading détenu à l'étranger doit être déclaré (formulaire 3916). L'absence de déclaration expose à une amende de 1 500 € par compte non déclaré (10 000 € si le compte est dans un État non coopératif). Avec la généralisation des néobanques et des plateformes de trading, cette obligation concerne de plus en plus de contribuables.

7. Ne pas vérifier la déclaration préremplie

L'administration préremplie les salaires, pensions et allocations sur la base des informations transmises par les employeurs et organismes. Mais des erreurs surviennent : un employeur qui transmet un mauvais montant, une pension déclarée en double, des revenus de remplacement mal imputés. Ne validez jamais votre déclaration sans la vérifier ligne par ligne.

Notre offre : nous analysons gratuitement votre dernière déclaration de revenus et votre avis d'imposition pour identifier les anomalies et les économies potentielles. Demandez votre audit gratuit en 72 heures.

L'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) concerne les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d'euros au 1er janvier de l'année d'imposition. Le barème progressif va de 0,50 % à 1,50 %, ce qui peut représenter des montants significatifs sur les patrimoines importants. Contrairement à une idée reçue, il existe de nombreux leviers légaux pour réduire son IFI sans céder ses biens.

1. Déduire toutes les dettes éligibles

Les dettes contractées pour l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration de vos biens immobiliers sont déductibles de l'assiette de l'IFI. Cela inclut les emprunts bancaires (capital restant dû), les travaux déductibles, et les impositions dues sur les biens (taxe foncière). Un emprunt in fine, dont le capital n'est remboursé qu'à l'échéance, maintient la totalité de la dette déductible pendant toute la durée du prêt — c'est un outil de planification IFI puissant.

2. Le démembrement de propriété

En cas de démembrement, c'est l'usufruitier qui déclare le bien pour sa valeur en pleine propriété à l'IFI. Si vous donnez l'usufruit temporaire d'un bien locatif à vos enfants (ou à une association), le bien sort de votre assiette IFI pendant la durée du démembrement, tout en permettant au bénéficiaire de percevoir les loyers. Attention : le démembrement doit répondre à un intérêt patrimonial réel, sous peine de requalification en abus de droit.

3. La SCI à l'IS : transformer de l'immobilier en actif financier

Les parts de SCI soumises à l'IS ne sont pas taxables à l'IFI pour la fraction correspondant à la trésorerie et aux actifs financiers détenus par la société. En structurant votre patrimoine immobilier via une SCI à l'IS qui accumule de la trésorerie (plutôt que de la distribuer), vous réduisez mécaniquement l'assiette IFI. C'est un levier puissant pour les patrimoines locatifs importants, à condition de maîtriser les implications fiscales (imposition des plus-values à la sortie, amortissement comptable).

4. Les donations : réduire le patrimoine taxable

Toute donation réduit votre patrimoine et donc votre assiette IFI. Les donations en nue-propriété sont particulièrement efficaces : vous conservez la jouissance du bien (usufruit) tout en sortant la nue-propriété de votre patrimoine taxable. Combinées avec les abattements renouvelables tous les 15 ans, elles permettent une stratégie de long terme qui réduit progressivement l'IFI tout en préparant la transmission.

5. L'investissement dans les bois, forêts et parts de GFI

Les bois, forêts et parts de groupements forestiers bénéficient d'une exonération de 75 % de leur valeur à l'IFI. C'est un placement de diversification qui offre un triple avantage : réduction de l'assiette IFI, rendement régulier (exploitation du bois), et exonération partielle des droits de succession.

6. Les dons à des organismes d'intérêt général

Les dons réalisés au profit d'organismes reconnus d'utilité publique, d'établissements d'enseignement supérieur ou de fondations ouvrent droit à une réduction d'IFI de 75 % du montant du don, dans la limite de 50 000 € de réduction par an. C'est le levier le plus direct : 1 000 € de don réduisent votre IFI de 750 €.

7. La résidence principale : n'oubliez pas l'abattement de 30 %

Votre résidence principale bénéficie d'un abattement de 30 % sur sa valeur vénale pour le calcul de l'IFI. Cet abattement est souvent correctement appliqué, mais la valeur déclarée fait parfois l'objet de discussions avec l'administration. Une évaluation rigoureuse, basée sur des comparables récents, est essentielle pour éviter un redressement.

Notre accompagnement : nous réalisons un audit complet de votre patrimoine immobilier au regard de l'IFI, identifions les leviers d'optimisation adaptés à votre situation, et pilotons leur mise en œuvre. Demandez votre audit gratuit.

Vous envisagez de vendre votre entreprise ? Le montage d'apport-cession via une holding reste l'un des outils les plus puissants pour réinvestir le produit de cession tout en reportant l'imposition de la plus-value. Mais la loi de finances 2026 a considérablement durci les règles. Si votre cession n'est pas encore finalisée, ces nouvelles conditions vous concernent directement.

Le principe : reporter l'impôt pour réinvestir

L'article 150-0 B ter du CGI permet d'apporter les titres de votre entreprise à une holding que vous contrôlez, puis de faire céder les titres par cette holding. La plus-value constatée lors de l'apport est placée en report d'imposition — elle n'est pas imposée tant que certaines conditions sont respectées. L'objectif est de disposer de la totalité du produit de cession pour le réinvestir, au lieu de reverser 30 % de flat tax immédiatement.

Ce qui change en 2026

Pour les cessions réalisées depuis le 21 février 2026, les conditions ont été sensiblement renforcées. Le seuil de réinvestissement passe de 60 % à 70 % du produit de cession. Si votre holding vend pour 2 millions d'euros, elle devra réinvestir au moins 1,4 million dans des activités éligibles, contre 1,2 million auparavant. Le délai de réinvestissement est allongé de 2 à 3 ans, ce qui offre davantage de temps pour identifier les bons projets. En revanche, la durée de conservation des actifs réinvestis passe de 1 an à 5 ans, ce qui immobilise votre capital beaucoup plus longtemps.

Les activités désormais exclues

C'est le changement le plus structurant. Les réinvestissements dans l'immobilier (promotion, marchand de biens, gestion locative), les activités financières, bancaires et d'assurance sont désormais exclus du dispositif. Un dirigeant qui pensait réinvestir le produit de cession dans de l'immobilier locatif via sa holding devra revoir sa stratégie. Seules les activités commerciales, industrielles, artisanales ou agricoles restent éligibles.

Donation et transmission : les délais s'allongent aussi

Si vous envisagez de donner les titres de votre holding après la cession, les délais d'interdiction de revente par le donataire passent de 5 à 6 ans (réinvestissement direct) et de 10 à 11 ans (réinvestissement indirect). La transmission intergénérationnelle via l'apport-cession reste possible, mais nécessite une planification encore plus anticipée.

Les stratégies qui fonctionnent encore

Malgré le durcissement, le 150-0 B ter reste un outil puissant. Le réinvestissement dans des PME opérationnelles (prise de participation, souscription au capital), le private equity et les fonds professionnels de capital investissement (FPCI) demeurent éligibles. L'essentiel est de structurer le montage en amont de la cession, pas après. Chaque mois de retard réduit les marges de manoeuvre.

Notre accompagnement : nous intervenons en amont de la cession pour structurer le montage holding, calibrer le réinvestissement et coordonner les intervenants (avocat, notaire, expert-comptable). Demandez votre audit gratuit.

C'est le sujet que la plupart des dirigeants repoussent — jusqu'au jour où ils simulent leur pension. Le constat est alors brutal : après une carrière à 120 000 ou 150 000 euros de revenus annuels, la pension de retraite peut tomber à 2 000 ou 2 500 euros par mois. L'écart entre le train de vie actuel et la rente future est le vrai risque patrimonial du dirigeant.

Pourquoi l'écart est si important

Un dirigeant TNS (travailleur non salarié) cotise moins qu'un cadre salarié, car ses cotisations sociales sont proportionnellement plus faibles. Résultat : les droits acquis auprès des régimes obligatoires (SSI, CIPAV, CNAVPL) sont nettement inférieurs. De plus, un dirigeant qui se verse peu de rémunération pour privilégier les dividendes accumule mécaniquement moins de trimestres et de points retraite. Le piège des dividendes est là : ils réduisent l'impôt aujourd'hui mais creusent le déficit de retraite demain.

Chiffrer le capital nécessaire

Pour un dirigeant qui souhaite maintenir 5 000 euros nets par mois à la retraite et dont la pension obligatoire sera de 2 000 euros, il faut combler un écart de 3 000 euros mensuels. En appliquant la règle des 4 % (retrait annuel soutenable d'un capital investi), cela représente un capital cible de 900 000 euros au moment du départ en retraite. Ce chiffre est le point de départ de toute stratégie.

Les leviers pour constituer ce capital

Le PER (Plan d'Épargne Retraite) est le premier levier. Les versements sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'environ 35 000 euros par an. Pour un dirigeant à TMI 41 %, chaque euro versé dans le PER génère 41 centimes d'économie d'impôt. Sur 15 ans de versements maximaux, avec un rendement de 4 % net, le PER peut accumuler plus de 700 000 euros.

L'assurance-vie vient en complément. Sans plafond de versement, liquide, transmissible hors succession avec un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, elle offre une flexibilité que le PER n'a pas. Les rachats après 8 ans bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple).

L'immobilier locatif, notamment en LMNP (voir notre article dédié), génère des revenus complémentaires réguliers. L'investissement en SCPI ou en nue-propriété temporaire de SCPI permet de se constituer un patrimoine immobilier sans gestion directe.

Enfin, l'épargne salariale (PEE, PERECO), même en tant que dirigeant de SARL ou de SAS, est un canal sous-utilisé : les versements sont déductibles du résultat de la société et exonérés de charges sociales.

L'étude de retraite : le diagnostic indispensable

Avant toute stratégie, il faut connaître précisément vos droits acquis. Une étude de retraite reconstitue votre carrière, identifie les trimestres manquants, calcule la pension estimée et chiffre le capital à constituer. C'est la base sans laquelle toute décision est prise à l'aveugle.

Notre accompagnement : nous réalisons votre étude de retraite complète, chiffrons l'écart à combler et construisons la stratégie d'accumulation adaptée à votre horizon, votre fiscalité et vos objectifs de vie. Demandez votre audit gratuit.

Un sportif professionnel gagne en 10 à 15 ans ce qu'un cadre supérieur gagne en 40 ans. Mais cette concentration des revenus crée un risque majeur : sans structuration patrimoniale, la fin de carrière peut entraîner une chute brutale du niveau de vie. Les statistiques sont sans appel — une proportion significative de sportifs professionnels connaissent des difficultés financières dans les 5 ans suivant la fin de leur carrière.

Le défi fiscal : des revenus élevés, une imposition maximale

Un sportif qui perçoit 300 000 euros de revenus annuels est taxé à la tranche marginale de 45 %, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux. Sans optimisation, c'est près de la moitié des revenus qui part en impôts et cotisations. L'enjeu n'est pas de tricher, mais de calibrer les bons véhicules d'investissement pour réduire la pression fiscale tout en constituant un capital pérenne.

Les leviers de structuration

Le PER est particulièrement puissant pour un sportif à TMI 45 % : les versements annuels (plafonnés à environ 35 000 euros, cumulables sur 3 ans) génèrent une économie d'impôt immédiate de 45 %. À la retraite, quand les revenus auront baissé, la sortie sera imposée à une tranche bien inférieure.

La société civile de placement immobilier (SCI) permet de structurer les investissements immobiliers réalisés avec les primes et bonus. L'achat en démembrement (nue-propriété) de SCPI offre un double avantage : aucun revenu imposable pendant la période de démembrement, et récupération de la pleine propriété à la fin de carrière, quand les revenus locatifs deviennent nécessaires.

L'assurance-vie en gestion pilotée, alimentée régulièrement pendant la carrière, constitue le matelas de sécurité. Sur un horizon de 10 à 15 ans, une allocation diversifiée (fonds en euros, UC, private equity) peut générer un capital substantiel.

Le droit à l'image et les revenus internationaux

Les sportifs qui perçoivent des revenus à l'étranger (compétitions, contrats de sponsoring, droits à l'image) doivent gérer les conventions fiscales bilatérales pour éviter la double imposition. Chaque source de revenu doit être déclarée correctement selon la convention applicable entre la France et le pays d'origine du revenu. Une erreur peut coûter très cher.

Préparer la reconversion dès le premier contrat

La reconversion n'est pas un sujet de fin de carrière — c'est un investissement à lancer dès les premières années. Formation professionnelle (les sportifs ont accès au CPF et à des dispositifs spécifiques), création d'entreprise, investissement dans une franchise ou une activité de coaching : chaque projet nécessite un capital et une structuration juridique adaptée. Plus la préparation est précoce, plus les options sont larges.

Notre accompagnement : nous construisons avec vous un plan patrimonial adapté à la temporalité de votre carrière, en intégrant fiscalité, prévoyance, investissement et préparation de la reconversion. Demandez votre audit gratuit.

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel reste l'un des dispositifs d'investissement immobilier les plus performants en France. Mais la loi de finances 2025 a modifié un mécanisme central — la réintégration des amortissements dans la plus-value — qui change significativement l'équation pour les investisseurs. Voici ce qu'il faut savoir.

Le changement majeur : les amortissements comptent à la revente

Jusqu'au 14 février 2025, les amortissements déduits au régime réel n'entraient pas dans le calcul de la plus-value lors de la revente. Vous pouviez amortir votre bien pendant 15 ans, réduire votre impôt sur les loyers à zéro, puis revendre en calculant la plus-value sur le prix d'acquisition d'origine. Ce double avantage est terminé.

Depuis le 15 février 2025, les amortissements sont réintégrés dans l'assiette de la plus-value. Concrètement, votre prix d'acquisition est diminué du montant total des amortissements pratiqués. Sur un bien acquis à 250 000 euros, avec 80 000 euros d'amortissements cumulés sur 12 ans, et revendu 350 000 euros : la plus-value taxable passe de 100 000 euros à 180 000 euros. Au taux global de 36,2 % (IR 19 % + prélèvements sociaux 17,2 %), cela représente un surcoût d'environ 29 000 euros.

Ce qui n'a pas changé

Le mécanisme d'amortissement au régime réel est intégralement préservé. Vous continuez à déduire chaque année l'amortissement du bâti (25-30 ans), du mobilier (5-7 ans) et des frais d'acquisition. Les charges restent déductibles (intérêts d'emprunt, assurance, gestion, travaux). La phase de détention est aussi avantageuse qu'avant — c'est uniquement à la revente que l'impact se manifeste. Les abattements pour durée de détention restent inchangés : exonération d'IR après 22 ans, exonération totale (IR + prélèvements sociaux) après 30 ans.

Les résidences services épargnées

Les résidences étudiantes, seniors et EHPAD sont exonérées de la réintégration des amortissements. Pour les investisseurs qui ciblent ce type de biens, le LMNP conserve son avantage fiscal historique intégral.

Prélèvements sociaux : la hausse de 2026

Les prélèvements sociaux sur les revenus locatifs meublés passent de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026. Pour les investisseurs au régime réel dont le résultat fiscal est nul grâce aux amortissements, l'impact est quasi nul. En revanche, les investisseurs au micro-BIC qui dégagent un bénéfice imposable verront leur charge augmenter légèrement.

Les stratégies d'adaptation

Le LMNP reste pertinent, mais l'horizon de détention est devenu le paramètre clé. Sur une détention longue (plus de 22 ans), les abattements pour durée de détention neutralisent progressivement la réintégration. Sur une détention de 30 ans, l'exonération est totale. Pour les détentions plus courtes, la structuration via une SCI à l'IS peut s'avérer plus avantageuse : les amortissements ne sont pas réintégrés dans la plus-value (qui est calculée selon le régime des plus-values professionnelles), mais le régime de sortie est différent et doit être simulé au cas par cas.

Notre accompagnement : nous simulons l'impact de la réforme sur vos investissements existants et identifions la meilleure stratégie selon votre horizon de détention et votre situation fiscale. Demandez votre audit gratuit.

C'est la question que se pose tout épargnant disposant d'une capacité d'investissement : faut-il privilégier le PER (Plan d'Épargne Retraite) ou l'assurance-vie ? La réponse courte : les deux ont leur place, mais pas pour les mêmes raisons ni au même moment. Voici comment trancher.

Le PER : l'outil fiscal du contribuable fortement imposé

Le PER permet de déduire les versements volontaires du revenu imposable. L'avantage est directement proportionnel à votre TMI. À 41 %, chaque versement de 10 000 euros réduit votre impôt de 4 100 euros. À 45 %, c'est 4 500 euros d'économie immédiate. Le plafond de déduction est d'environ 35 000 euros par an (10 % de 8 fois le PASS), cumulable sur 3 ans de plafonds non utilisés. Un dirigeant qui n'a jamais versé sur un PER peut ainsi disposer d'un stock de déduction de plus de 100 000 euros.

La contrepartie : le capital est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé : achat de résidence principale, invalidité, surendettement, fin de droits au chômage, liquidation judiciaire). À la sortie, le capital est imposé à l'IR selon la TMI du moment — l'intérêt du PER repose entièrement sur le pari que votre TMI sera plus basse à la retraite qu'aujourd'hui.

L'assurance-vie : la liberté et la transmission

L'assurance-vie n'offre aucune déduction à l'entrée, mais ses avantages se manifestent sur la durée. Après 8 ans de détention, les rachats bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros sur les plus-values (9 200 euros pour un couple), puis d'un taux réduit de 24,7 % (7,5 % IR + 17,2 % PS) jusqu'à 150 000 euros d'encours. Sans plafond de versement, l'assurance-vie est le véhicule de capitalisation le plus flexible. Le capital reste disponible à tout moment — c'est un avantage décisif sur le PER.

Côté transmission, l'assurance-vie est imbattable : les primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, hors droits de succession. Un couple peut ainsi transmettre 305 000 euros par enfant en totale franchise de droits, en plus des abattements classiques de donation.

La grille de décision

Si votre TMI est à 41 % ou 45 % et que vous anticipez une baisse à la retraite : le PER est prioritaire, en versements maximaux, chaque année. L'économie fiscale immédiate est trop importante pour être ignorée. Si votre TMI est à 30 % ou moins : l'avantage fiscal du PER est plus modeste, et la disponibilité de l'assurance-vie peut être préférable. Si votre objectif est la transmission : l'assurance-vie est prioritaire, car le PER n'a pas d'avantage successoral comparable. Si vous avez besoin de liquidité à court terme : l'assurance-vie, car le PER est bloqué. En réalité, la bonne stratégie combine les deux, dans des proportions qui dépendent de votre TMI, de votre âge, de votre horizon de retraite et de vos objectifs de transmission.

L'erreur classique : le PER en sortie capital à la même TMI

Un piège fréquent : un contribuable à TMI 41 % qui verse sur un PER, économise 41 % à l'entrée, puis sort l'intégralité en capital l'année de la retraite. Si ses autres revenus le maintiennent à 41 % cette année-là, l'avantage est nul — il a simplement reporté l'impôt. La sortie du PER doit être planifiée : fractionnée sur plusieurs années, combinée avec une sortie partielle en rente, et calibrée pour rester dans une tranche inférieure.

Notre accompagnement : nous simulons les deux scénarios sur la base de vos revenus réels, votre TMI actuelle et projetée, et vos objectifs de retraite et de transmission. Demandez votre audit gratuit.